Karine Peschard
Quinta-Feira, 23 de Março de 2006
À un quart d’heure de la fin de la session de la matinée, le sujet des TRURG a finalement été abordé par le groupe de travail sur la biodiversité agricole. L’Argentine a pris la parole la première, suivie de la Malaisie – au nom du G77 et de la Chine - et de la Norvège. Tous trois ont réaffirmé la Décision V/5 (le moratoire de facto) et souligné l’importance du principe de précaution en l’absence de certitude scientifique. Tous trois ont aussi clairement demandé le retrait du paragraphe 2b (c.-à-d. du langage de « l’évaluation des risques au cas par cas » imposé par la Nouvelle Zélande à Grenada en janvier dernier). Le porte-parole de la Malaisie a provoqué les applaudissements de la salle en terminant sur ses mots : en somme, « 2b is not to be ».
Offensive pro-Terminator à la reprise des travaux en après-midi : la Nouvelle Zélande a été la première à prendre le micro, suivie de l’Australie et de la Suisse. Tous trois ont succinctement réitéré leur appui au paragraphe 2b. [Silence dans la salle] Le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) a annoncé qu’il s’engageait à ne pas incorporer les TRURG à ses travaux; ont suivi une série d’interventions en faveur du moratoire par des représentants autochtones et jeune, et une intervention [chaudement applaudie] de Pat Mooney au nom de la Campagne pour Interdire Terminator. La session s’est terminée par trois interventions pro-Terminator par, respectivement, Public Regulation and Research Initiative (lobby pro-industrie), les États-Unis (non-Partie à la CDB) et un représentant de l’industrie (Crop Science et Biotechnology Industry Organization).
À noter : le Canada n’a pas pris le micro, ce qui nous laisse toujours dans le noir quant à savoir comment doit être interprétée la « non-position » officielle de la délégation canadienne qui consiste à « ne pas appuyer ni n’opposer » aux TRURG…
Étant donné l’absence évidente de consensus, et devant des positions si tranchées, le président a proposé que les Parties en faveur de l’adoption du paragraphe 2b se réunissent pendant une heure et reviennent au groupe de travail avec une proposition permettant de faire avancer les débats. À suivre…